Pourquoi un projet universitaire ?

On ne connaît pas assez en France la qualité de beaucoup des établissements d’enseignement supérieur en Inde (pas seulement les enseignements commerciaux et de management), et combien ses étudiants s’exportent bien. Outre la langue anglaise, leur formation directement inspirée du modèle occidental leur donnent un avantage immédiat sur des étudiants d’autres pays asiatiques.

Les chiffres sont impressionnants : la plus grande communauté de diplômés de langue anglaise après les Etats-Unis :

  • 300.000 ingénieurs par an ( autant qu’aux USA)
  • 300.000 autres diplômés de niveau equivalent
  • 2.500.000 autres diplômés
  • 9.000 doctorats

CAMPUS FRANCE progresse dans ses efforts pour attirer ces étudiants en France, mais on reste bien loin derrière les US et la Grande Bretagne, ce qui est compréhensible, mais aussi derrière l’Allemagne, ce qui l’est moins. Ainsi que Louis XV laissa tomber l’Inde de Dupleix, la France moderne reste obnubilée par la Chine : il y avait récemment à peine 1.000 étudiants indiens en France, contre près de 10.000 chinois, tandis que plus de 80.000 indiens partent étudier dans les universités américaines (loin devant les chinois) malgré des coûts exorbitants ( ou de plus en plus, dans des universities “délocalisées” en Europe de l’Est sur des concepts anglo-saxons).

Notons que les prestigieux Instituts indiens de Management Management (Ahmedabad, Delhi, Calcutta) accueillent des élèves d’HEC et des accords sont signés avec l’ESSEC. Mais ceci se passe à un autre niveau, et c’est paradoxalement peut-être la chance de la Bretagne de viser des échanges avec des établissements indiens moins prestigieux ou déjà programmés, et désireux de bénéficier aussi de tels échanges, et qui partagent une réputation de qualité et d’un enseignement visant une mise en pratique effective, pour des débouchés qui s’en trouveraient ainsi élargis. Echanges entre étudiants, entre enseignants, développement de formations jumelées et co-diplômes, délocalisations de formations, mise en place de colloques et séminaires franco indiens représentent autant de partenariats possibles.

Il s’agit de faciliter des ouvertures et des interactions entre des jeunes de deux cultures qui ont plus en commun qu’on le croit, et dans lesquels l’apport des indiens très motivés serait très bénéfique. Il n’est plus nécessaire de rappeler les dispositions des jeunes indiens pour l’informatique et les technologies de l’information. Dans ce domaine, , mais aussi désormais dans bien d’autres, la comparaison et le positionnement des français face aux jeunes indiens seraient parfois instructifs et fructueux. N’oublions pas que ces étudiants étrangers en France sont aussi nos meilleurs ambassadeurs une fois rentrés dans leur pays, et des relais pour nos activités et nos entreprises.

La Bretagne pourrait trouver là la possibilité d’enrichir les efforts qu’elle déploie dans ses trois pôles de compétitivité : Images et réseau / Télécoms, Agro-alimentaire, Sciences de la mer, avec un très grand pays où ces mêmes thèmes sont de très grande importance.

Outre les coopérations conventionnelles s’opérant généralement au niveau maîtrise ou plus, on doit essayer d’explorer les filières IUT et BTS, beaucoup moins impliquées dans ces expériences, et qui pour un pays comme l’Inde, trouveraient – dans des montages appopriés à négocier – des debouchés et des ouvertures sur des plans très concrets et à des échelles insoupçonnées.

AADI contribue à la prise de conscience de ces potentiels d’échanges en intervenant régulièrement auprès d’établissements d’enseignement supérieur de Bretagne, et le cas échéant en faisant bénéficier les étudiants motivés , de ses réseaux en Inde pour trouver des stages.

Article publié le 26 mars 2015

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