La manufacture des tabacs

Construit entre 1736 et 1740 par François Blondel (1683-1756), dit Jean-François Blondel, architecte de l’Académie royale d’architecture, l’établissement est implanté sur le quai de Léon à proximité du centre ville. C’est aujourd’hui la manufacture la plus ancienne conservée en état.

Au cours de son histoire, la manufacture va produire toutes les variétés de tabacs commercialisées en France : poudre (tabac à priser) ; rôles et carottes (tabac à mâcher) ; scaferlati, cigares, cigarillos et cigarettes tabac à fumer) et connaître toutes les phases de l’industrialisation. Jusqu’aux années 1860, la plupart des opérations s’effectuent manuellement. Le filage, le rôlage et le carottage requièrent l’emploi de rouet et de presses à bras. Le tabac est réduit en poudre au moyen de moulins rudimentaires constitués de pilons et d’un mortier. La préparation des feuilles pour la confection des cigares (capes et sous-capes) et du scaferlati se déroule également à la main.

Accompagnant les travaux de modernisation du parc industriel de l’État, la construction du viaduc de Morlaix entre 1861 et 1864 facilite désormais l’approvisionnement par le rail des appareils mécaniques. Destinés à la confection du scaferlati, les premiers torréfacteurs mécaniques système Rolland font leur entrée à la même époque. Quatre grands chantiers de construction menés entre 1867 et 1872 permettent la mise en place des installations de force motrice à la vapeur, la construction de nouveaux ateliers et la création de la salle de râpage mécanisée de la poudre qui constitue aujourd’hui l’un des joyaux de la manufacture. Entièrement automatisé au moyen de moulins en fonte, de vis d’Archimède et de norias élévatrices, le dispositif de cette salle est aménagé sur trois étages. Remplacés par un système de broyage automatisé, les moulins cessent de tourner en 1982.

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    Manufacture des Tabacs - Quai de Léon

    29600 MORLAIX

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